Et si l’Opus Dei n’était pas prélature personnelle ?

A quoi sert l'Opus Dei ?

Question simple que l’on peut se poser : et si l’Opus Dei n’avait pas obtenu le statut de prélature personnelle, que serait-il advenu ?

J’ai entendu plusieurs fois des chrétiens dire que les gens de l’Opus Dei sont un peu lourds avec cette histoire de statut juridique, comme si c’était une chose absolument fondamentale. Tellement fondamentale que pas grand monde y comprend quelque chose. Alors, pourquoi insister tant sur une question aussi anecdotique que le statut juridique ?

Et bien, en fait, elle n’est pas si anecdotique que cela. Car elle exprime notre esprit et notre place dans l’Eglise.

Faute de cadre juridique adéquat, si l’Opus Dei avait été reconnu par l’Eglise comme un institut religieux, ou même comme un institut séculier comme ce fut le cas pendant 30 ans, comment aurions-nous pu expliquer que nous étions des cathos comme les autres ? Car c’est ce que nous sommes : des cathos comme les autres, qui vivent dans leur paroisse, qui reçoivent les sacrements dans leur paroisse, qui participent à la vie du diocèse, qui vont travailler le matin, qui vont chercher les enfants à l’école, et qui ne se mettent pas à part. Simplement, parce qu’ils en ont reçu la vocation, un appel spécifique, ils ressentent la nécessité de chercher Dieu à travers les évènements de la vie quotidienne, et ils font tout ce qu’ils peuvent pour aider les autres à découvrir le Christ.

Le statut exprime le charisme. Et comme ce statut de prélature n’existait pas dans le code de droit canonique de 1917, que les prélatures sont apparues avec le Concile Vatican II, qu’il a fallut une cinquantaine d’année pour obtenir ce statut et reconnaître le charisme, cela fait partie des choses qui ont marqué les plus anciens. Pendant des années, ils ont prié pour l’intention spéciale du fondateur, pour que l’Eglise nous range à la place qui était la nôtre.

Ce serait bien qu’il y ait une autre prélature. Mais j’aurais envie de dire : “pas à n’importe quel prix”. Le statut de prélature n’est pas une boite magique dans laquelle on case ceux pour qui on ne trouve pas de place. Je sais que les docteurs discutent de cela en ce moment. Je prie très sincèrement pour que, s’il y a une nouvelle prélature, elle ne porte pas ombrage à ce statut ni à la première d’entre elles.

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