Alvaro del Portillo bienheureux

Alvaro del Portillo

Alvaro del PortilloDepuis quelques jours je reste sans voix. L’information officielle est arrivée chez moi mercredi : Alvaro del Portillo, le premier successeur du fondateur, va être béatifié. La date retenue est le 27 septembre 2014, la cérémonie aura lieu à Madrid (manifestement, à la demande du Prélat); Elle sera présidée par le cardinal Amato, président de la Congrégation pour la Cause des Saints.

Et pourquoi donc je reste sans voix ? On s’y attendait, ce n’est pas une surprise… J’imagine que mon tempérament y est pour quelque chose. Cette fois c’est fait, la date est fixée. A moins d’un tremblement de terre ou de l’Apocalypse avant le 27 septembre, la béatification aura lieu.

Quelques réflexions à ce sujet :

1. C’est Alvaro del Portillo qui est béatifié, pas l’Opus Dei. C’est lui le saint, c’est lui qui a aimé le Christ par dessus tout, c’est lui qui va monter sur les autels. Ceci étant, comme il a passé sa vie à se dépenser pour l’Eglise à travers l’esprit de l’Opus Dei, cette béatification permet d’assoir, un peu plus, l’Opus Dei dans le paysage ecclésial.

2. Manifestement, cette béatification n’a pas déclenché les foudres journalistiques de la béatification du fondateur, ni l’accueil froid de certains ecclésiastiques. Il faut dire qu’Alvaro del Portillo est connu pour son rôle actif dans la préparation du Concile Vatican II, en tant que secrétaire de la commission préparatoire pour le Clergé. Del Portillo a été sacré évêque à 78 ans (date à laquelle les évêques ont plutôt le devoir de démissionner de leur charge), il a participé à plusieurs synodes, il était connu. Comme quoi, quand on se fréquente, on s’apprécie.

3. Alvaro del Portillo n’est pas la copie conforme du fondateur. Il a son charisme propre, sa personnalité, et je dirais, ses domaines de prédilections. Il apparait comme l’homme fidèle, fidèle à la parole donnée, à l’engagement, et cela peut devenir son domaine d’intercession : demander à don Alvaro d’être fidèle.

4. Si l’on est frappé par l’une de ses vertus, c’est certainement l’humilité, car il est encore plus difficile d’être humble lorsque l’on a, comme lui, reçu tant de qualités humaines et intellectuelles.

Cerise sur le gâteau, je l’ai connu personnellement, pour voir passé plusieurs jours avec lui. J’ai vu l’homme qu’a vu l’homme qu’a vu la bête. Certes, et donc je ne m’étendrais pas. Sachez simplement que c’est pour moi une grande joie.

Irais-je à la béatification ? C’est peu vraisemblable. D’abord parce qu’il faut que quelqu’un reste au centre où j’habite pour assurer la permanence. Ensuite, il y aura beaucoup de monde, et avec l’âge, la foule me repousse. Et j’ai tellement profité de la béatification et de la canonisation du fondateur qu’il fait aussi laisser sa place aux autres.

J’attends maintenant la canonisation d’Alvaro del Portillo !

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