Du Havre, peut-il sortir quelque chose de bon ?…

le havreComme pas mal de gens, la vie a fait que je n’habite pas dans la même ville que mes parents; je ne les vois pas très souvent, on s’écrit, on se parle par téléphone. Mais à l’occasion des vacances, j’ai pu passer quelques temps avec eux. Et à chaque fois, je ne peux m’empêcher de me demander : “Comment le Seigneur a-t-il pu venir me chercher pour m’amener à l’Opus Dei ?”

Ma famille est chrétienne, ou tout au moins l’était. Nous avons reçu lune éducation religieuse “de base”. Mais dans les années 80, le Havre – ma ville natale – était à la pointe du “progrès liturgique” : j’ai connu, je pense, toutes les dérives post-Vatican II. Tout ce qu’il ne faut pas faire, je l’ai vécu.

De plus, ma famille ne ressemble pas trop à la famille catho-classique comme on peut l’imaginer de nos jours, suffisamment typée pour que l’on puisse la reconnaitre sans erreur. Au Havre, j’habitais la ville basse, pas la ville haute (où l’on trouve les belles maisons). J’ai toujours été élève à l’école publique, jamais à l’école privée. Les scouts (SUF) m’ont permis de sortir de mon monde, et je leur dois beaucoup.

Comment, dans ces conditions, ai-je pu connaitre l’Opus Dei ? Au Havre on ne connaissait pas l’Opus Dei, et si on connaissait, c’était plutôt de travers. Lorsque j’ai commencé à fréquenter un centre de l’Opus Dei, mes parents se sont renseignés auprès de leur curé, qui leur a sorti tous les articles les plus croustillants de l’époque.

Et c’est là le miracle : la Providence a tout organisé pour que je la trouve. Allez savoir pourquoi, depuis toujours je voulais être pilote de chasse. J’ai donc fait math sup’ à l’école des pupilles de l’air de Grenoble; l’aumônier était un jeune prêtre de l’Opus Dei, et c’est comme cela que tout a commencé. Au bout d’un an je quittais l’armée, après m’être rendu compte que ce n’était pas mon truc, et je n’ai jamais regretté mon choix.

Entretemps j’avais demandé l’admission à l’Opus Dei. Et à chaque fois que je revois mes parents, cela me renforce dans ma vocation. Comment a-t-Il pu venir me chercher là-bas ? Comment, dans ces conditions, ne pas être fidèle à un tel appel ?

Chose étrange, je suis revenu depuis à Grenoble, et c’est toujours avec beaucoup d’émotion que je repasse devant l’ancienne école des pupilles de l’air.

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