19 ans à la tête de l’Opus Dei

prelat de l'opus deiLe 20 avril, nous fêterons le 19ème anniversaire de l’élection de Javier Echevarria à la tête de l’Opus Dei. C’est une chose un peu bizarre que l’élection du prélat, chez nous. Le prélat est élu, et son élection est confirmée par la Pape. Les membres d’un diocèse ne choisissent pas leur évêque, mais les membres de l’Opus Dei élisent leur prélat; une particularité des statuts propres de la Prélature.

Ne me demandez pas ce qui se passerait si le Pape ne confirmait pas l’élection… casuistique de canoniste, qui pour l’instant ne s’est jamais présentée. Il faut dire qu’il n’y a eu que deux élections : celle d’Alvaro del Portillo (en 1975, à la mort du fondateur) et celle de Javier Echevarria, en 1994.

Le prélat de l’Opus Dei est élu à vie… Et pour l’instant, il est en forme, à plus de 80 ans. Alors, pour fêter cela, je vous offre quelques extraits d’une interview qu’il vient de donner à un journal chilien, dans laquelle il parle du nouveau pape :

interview prelat opus deiQuelles étaient les relations des fidèles de l’Opus Dei en Argentine avec le Pape lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires ? Avez-vous des anecdotes à ce sujet ?

J. Echevarria : Au cours de mes voyages en Argentine, j’ai remarqué chez les fidèles de l’Opus Dei une brande affection et un grand respect envers le cardinal Bergoglio : une relation cordiale, simple, d’amitié, de préoccupation pour seconder les préoccupations de ce cher diocèse. Le cardinal célébrait souvent la messe du 26 juin, pour la fête de saint Josémaria, le fondateur de l’Opus Dei, dans la cathédrale.

Je sais que les fidèles de l’Œuvre étaient très proches de celui qui était alors leur cardinal, et je connais sa réponse paternelle. Par exemple, il s’est rendu dans un centre de l’Œuvre pour rendre visite à un prêtre malade, il a accompagné un autre pour veiller sa mère… Ces détails soulignent beaucoup sa préoccupation pour la personne, et l’affection qu’il a pour chacun. Il connaît bien le collège promu par des membres de l’Opus Dei à Barracas, proche de la Villa 21, le bidonville le plus important de Buenos Aires. Il l’a visité plus d’une fois.

Le pape François a beaucoup écrit sur l’importance du travail pour la dignité des personnes, un aspect qui fut développé dans la théologie du travail de Josémaria Escriva. Croyez-vous que le nouveau pape connaît les écrits du fondateur de l’Opus Dei ?

J. Echevarria : Je n’ai pas d’éléments sur sa connaissance des écrits de saint Josémaria ; en revanche, je sais que le Pape prie saint Josémaria : il y a quelques années, il est venu à l’église prélatice de l’Opus Dei, à Rome, et il est resté 45 minutes en prière, à genoux, devant son tombeau.

Quoi qu’il en soit, je suis très content de cette coïncidence dans la valorisation du travail humain comme chemin de sainteté et de justice sociale. Dernièrement, en parlant de sa jeunesse, le cardinal Bergoglio commentait que le travail dans un laboratoire avait été l’une des expériences les plus importantes de sa vie… « Dans ce laboratoire, j’ai découvert le bon et le mauvais de toute tache humaine », disait-il. Et il est clair que, dans les occupations quotidiennes, nous pouvons cultiver le meilleur de nous-mêmes ou nous transformer en égoïstes ; le travail est l’arène dans laquelle descendent les vertus, ou encore – ce sont des mots de saint Josémaria – l’axe de notre sainteté. Le travail – disait l’actuel Souverain Pontife en 2007 – garantit la dignité et la liberté de l’homme et pour cette raison, il est le point essentiel de toute question sociale. Je suis sûr que le saint Père nous enseignera avec son exemple à convertir notre travail – manuel, intellectuel, familial – en service, en le faisant pour Dieu et pour les autres.

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