Le procès de l’Opus Dei

Proces de l'Opus Dei

Chose surprenante, je suis extrêmement serein. Même si je scrute depuis ce matin les médias pour voir s’ils parlent de ce que tout le monde appelle “le procès de l’Opus Dei”, je reste très tranquille, tellement la ficelle est grosse. Voilà qu’une pauvre jeune fille, après avoir été soumise à 14h de travail par jour, de 7h à 21h, pendant des années, sans être payée, a réussi a s’échapper des bras de son “non-employeur”, et qu’elle attente un procès dont le jugement a lieu aujourd’hui et demain, si j’ai bien compris.

Certes, quelques médias expliquent bien que l’employeur n’est pas l’Opus Dei : la partie incriminée est l’Ecole Hôtelière Dosnon dont elle était l’élève. Mais comme l’Ecole Dosnon est fortement liée à l’Opus Dei, ça y est, on le tient notre procès contre cette puissante organisation “qui ne dépend que du pape” (voir l’article sur le site de France Info)

Pour ce qui est de la dépendance de l’Opus Dei par rapport au Pape, j’ai déjà écrit pas mal de choses, (voir également “L’Opus Dei prélature personnelle“) mais le problème n’est pas là. Je pense que zenit.org , dans un article intitulé “Procès contre l’Opus Dei : une instrumentalisation“, résume assez bien la situation.

Pour revenir à une vision un peu plus sérieuse de cette actualité, Catherine Tissier a demandé l’admission à l’Opus Dei, et comme cela peut arriver, au bout de quelques années, manifestement les relations se sont détériorées. Elle n’est pas la première à quitter l’Opus Dei, elle n’est pas la dernière, et d’autres institutions de l’Eglise voient également certains de leurs membres partir après parfois un grand nombre d’années.

De même que des couples se séparent, des gens quittent l’Eglise ou des institutions de l’Eglise. La séparation peut bien se passer, elle peut tourner au vinaigre dans certains cas.

Catherine Tissier a donc pensé qu’elle avait été exploitée, qu’elle avait reçu des traitements dégradants, que l’on avait abusé de sa faiblesse, etc. Après 10 ans d’enquête, la justice a prouvé qu’il n’en était rien. Tout est expliqué sur le site de l’Opus Dei, (procès de l’Opus Dei : amalgame judiciaire) et sur un blog assez décapant fait par la porte-parole de l’Opus Dei en France sur le procès entre Catherine Tissier et l’Ecole Dosnon. (Rem : dans l’Opus Dei en France, la porte-parole est une femme, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué.)

Que reste-t-il à faire ? Attendre. Voir ce que la justice va décider. Et prier, soutenir celles qui sont, à mon avis, injustement accusées, et qui se trouvent actuellement au tribunal.

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